dimanche 17 février 2019

Ils ont identifié Dettinger en quelques minutes, mais rien à propos de ces islamogauchistes


jeudi 14 février 2019

Marine Le Pen réagit

Marine Le Pen, en exclusivité pour Boulevard Voltaire, réagit à sa convocation par la commission d’enquête parlementaire sur les groupuscules d’extrême droite initiée par le parti de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale. 

Elle dénonce la complaisance pour les violences d’extrême gauche qui se multiplient en ce moment.

BLDV
Vous êtes convoquée, avec Marion Maréchal, par la Commission d’enquête parlementaire de lutte contre l’extrême droite.

Comment réagissez-vous à cette convocation ?

MLP Il paraît que nous allons être convoquées. Je ne suis pas étonnée que la France Insoumise, qui se prétend défenseur des institutions, en réalité les dévoie. La liste des groupuscules qui sont convoqués devant cette commission n’a strictement rien à voir, ni de près ni de loin, avec le Rassemblement national que je préside.
Le but est de faire de la politique politicienne en pleine campagne électorale. La France Insoumise est attachée aux institutions, mais lorsque vous leur donnez un minimum de pouvoir, ils s’en servent immédiatement pour les dévoyer.


BLDV Avez-vous des informations sur les accusations des groupuscules qui seraient visés ?

MLP
Oui, j’ai obtenu la liste de tous les gens qui sont censés faire l’objet d’une convocation. Je peux vous la transmettre si cela vous intéresse. Je vais y aller avec grand plaisir et leur parler d’une vie entière de victime de violences d’extrême gauche. Je peux vous annoncer que cela sera comme le procès Baupin. Ce procès en diffamation que monsieur Baupin a engagé et qui s’est retourné en procès de monsieur Baupin.

Cette convocation arrive dans une ambiance assez tendue au niveau intérieur. 
Les blacks blocs et les milices d’extrême gauche s’en prennent très violemment aux forces de l’ordre pendant les manifestations de gilets jaunes.

BLDV Est-ce cela que vous allez aussi faire valoir devant cette commission ?


MLP Bien entendu. 

Je vais rappeler toutes les violences des blacks blocs et des milices d’extrême gauche qui ont toujours fait l’objet d’une complaisance totale de la part du pouvoir et notamment du pouvoir socialiste et actuellement du pouvoir macroniste. 

J’expliquerai les raisons pour lesquelles, à mon avis, ils font l’objet d’une telle complaisance, alors que ce sont des structures qui répondent en tout point aux critères pour être dissoutes, en fonction de la loi.
Ils ont comme seul moyen d’expression, la violence. Ils ne s’en cachent d’ailleurs pas. 
Vous n’avez qu’à taper « antifa-image » sur n’importe quel moteur de recherche pour vous rendre compte du niveau de leurs affiches. 
Elles sont systématiquement, soit des appels à la violence, soit pire, des appels aux meurtres. Ils se sont depuis des années introduits dans toutes les manifestations pour saccager, brûler, casser et violenter.
Cette convocation va être très très intéressante. 
Je finis par être ravie d’y aller, même si je considère que la France Insoumise se décrédibilise et se déconsidère totalement encore une fois en dévoyant cette institution qu’est la Commission d’enquête.

mercredi 13 février 2019

MANIFESTATIONS

.Gilets jaunes et pouvoir en place : le divorce est consommé !



Le 13e samedi de manifestations des gilets jaunes appelle à la réflexion. Le ministère de l’Intérieur tente désespérément de faire croire que le mouvement s’essouffle en se radicalisant. 
On peut penser, une fois de plus, que l’addition des manifestants dans l’ensemble des villes dépasse largement les 51.000 estimés par la police. Mais l’essentiel n’est pas là.
C’est la durée qui est un fait nouveau d’une importance capitale. Alors que les risques de manifester sont avérés, des milliers de Français n’hésitent pas, semaine après semaine, à s’y exposer. Ces défilés sont majoritairement pacifiques. Certes, des violences et des déprédations sont commises, mais elles demeurent marginales. Malgré la volonté du pouvoir de souligner la radicalisation et l’extrémisme des gilets jaunes, on voit bien que ce n’est pas le fond du problème. 
Les extrémistes des deux bords sont présents, mais ils ne font qu’utiliser l’occasion d’un mouvement qu’ils n’ont pas fait naître. Celui-ci est spontané.

 C’est l’explosion d’un divorce profond dans la société française, contenu depuis longtemps, et que Macron subit pour trois raisons : d’abord à cause du faible sentiment de légitimité ressenti à son égard après le scénario très particulier de son élection, ensuite parce que, totalement inconscient de cette particularité qui lui a fait croire à son génie, il a multiplié les provocations, enfin parce que son manque d’expérience le rend incapable de comprendre le peuple qu’il dirige.

Emmanuel Macron aura tenu un an sur une base étroite dès l’origine. Si la séparation droite/gauche est toujours pertinente pour les valeurs, c’est le clivage vertical qui l’emporte désormais, avoué sans pudeur par la caste dirigeante qui dénonce sans vergogne le populisme, la pensée du peuple dans une démocratie ! Avec les gilets jaunes, le populisme n’est plus une pensée condamnée par la caste dominante, c’est une action, une révolte insistante contre la France d’en haut. 
C’est ce qui explique les contradictions apparentes de la situation actuelle : les prestations présidentielles dans la mise en scène du grand débat font remonter la popularité de l’occupant de l’Élysée, à 27 % d’opinions positives, selon Elabe, mais le soutien aux gilets jaunes augmente lui aussi, à 64 %. 
M. Macron reconquiert sa base du 1er tour de l’élection présidentielle, mais deux tiers des Français désavouent sa politique et 77 % comprennent le mouvement protestataire.
Giscard voulait fédérer politiquement le grand groupe central de la société française, faire coïncider la sociologie des classes moyennes favorisées par une longue période de croissance et la politique au centre droit, avec rigueur économique et ouverture sociétale. Macron, c’est un Giscard de gauche, en retard sur l’Histoire, qui associe une social-démocratie réaliste, acceptant la richesse en espérant qu’elle ruisselle, et progressisme sociétal affirmé. L’ennui, c’est que le groupe central destiné à accueillir cette politique n’existe plus. Il y a une grande majorité de Français qui considèrent que leur situation sociale est insatisfaisante ou qu’elle s’est dégradée. Ils estiment, par ailleurs, qu’une partie minoritaire du pays cumule les avantages et fait preuve d’une arrogance d’autant plus insupportable que ses privilèges ne sont justifiés par aucun mérite indiscutable. Macron, l’énarque-banquier à l’élocution souvent brillante, dont les propos dérapent parfois dans le sens d’un mépris de caste, est, de ce point de vue, très représentatif de cette minorité.
Il y a, aujourd’hui, deux France : l’une, minoritaire, se sent à l’aise dans un pays qui offre beaucoup d’attraits dans un monde sans frontières. Elle détient une grande partie des canaux d’information et influence le public au-delà d’elle-même. L’autre est majoritaire : elle ressent l’appauvrissement du pays, le déclassement de la France dans le monde comme son propre déclassement en France, le détachement des prétendues élites à son égard et, sujet tabou, le remplacement de la population qui s’opère. 

C’est un sentiment de trahison qui anime la hargne des gilets jaunes et qui, au-delà des revendications matérielles, réclame qu’on donne la parole au peuple pour qu’il puisse affirmer qu’il existe toujours et voudrait que ses dirigeants lui ressemblent.

Source : Bld Voltaire

mardi 12 février 2019

MENSONGE

Sur TFI, les journaleux de service collaborant au système soutenaient que le mouvement des GJ était noyauté par l’extrême droite.


A vous de vous en faire une idée !




lundi 11 février 2019

QUESTIONS !!!

François Bousquet : « Imaginez les réactions si l’ultra-droite avait caillassé et saccagé une librairie ! Là, rien ! »

Question :François Bousquet, votre librairie a été prise pour cible par les antifas, pouvez-vous nous raconter ?

Réponse : 
Ce n’est pas la première attaque des antifas que nous subissons, mais c’est la plus violente.
Elle s’est déroulée le samedi 9 février, vers 14 h 35, quand un cortège de « gilets jaunes » se rendant au Sénat a croisé notre librairie, installée au cœur du Quartier latin, rue de Médicis.

Elle a alors été caillassée et dégradée par une centaine d’antifas armés – une « horde », comme ils s’en enorgueillissent – aux cris de « Paris, Paris, Antifas, la Nouvelle Librairie, c’est les antisémites qui invitent Zemmour » (sic). 
Seule la présence d’esprit du libraire – qui, au passage, a essuyé plusieurs coups de matraque télescopique sur la tête – a permis d’éviter un drame humain plus lourd en faisant sortir en urgence la petite dizaine de clients, sous les jets de bouteilles et de blocs de goudron. 
Les dégâts matériels sont d’ores et déjà considérables : vitrines cassées, porte d’entrée dégradée, etc. 
Les violences auraient pu être plus lourdes de conséquence si notre libraire n’avait pas été prévenu de leur arrivée par deux gilets jaunes. Merci à eux. 
Nos vidéos montrent une centaine d’antifas, cagoulés ou casqués, faisant le siège de la librairie. Plusieurs dizaines d’entre eux ont jeté et éparpillé nos livres sur le trottoir et ont tenté de s’introduire dans la librairie. 
Dix minutes après cette première attaque, qui a finalement été stoppée par une dizaine de CRS, c’est un homme en rage qui a attaqué la devanture de la librairie à la pelle. 
Nous avons eu l’honneur, à ce moment-là, d’être protégés par une dizaine de gilets jaunes, dont un qui a dit au libraire :
 « Je vous boycotte, mais je ne veux pas que les antifas cassent votre librairie. »

Q :Ce n’est pas la première fois que ces casseurs s’attaquent à vous. Cette fois, ils s’étaient mêlés, selon les témoins, à un cortège de gilets jaunes ? Doit-on y voir un nouveau signe de l’infiltration et de la récupération des gilets jaunes par l’extrême gauche ?

R :Un classique, chez eux. Prendre le train en marche pour mieux le saboter. Dans les manifestations de gilets jaunes, ce sont indiscutablement des intrus, des corps étrangers. 
Étrange, étranger, étrangeté : ces mots résument à eux seuls leur amour exclusif de l’Autre, leur indigénisme et leur sans-frontiérisme fondamental. On ne peut même pas dire qu’ils sont à la traîne du mouvement, ils sont en dehors. 
Comment pourrait-il en être autrement ? 
Ce sont deux visions du monde antagonistes qui s’affrontent. Les antifas chantent « L’Internationale », 
les gilets jaunes « La Marseillaise ». 
Quoi de commun entre eux, ces cols blancs des beaux quartiers, et ces cols bleus qui peinent à boucler leurs fins de mois ? 
Il ne faut pas beaucoup creuser pour s’assurer que 
les « antifas » vomissent tout ce que représente la France des gilets jaunes. Pour eux, c’est un pays peuplé de xénophobes franchouillards qui votent Marine Le Pen et en appellent à leur ancestralité gauloise. 

Lorsque la police daigne les interpeller, on s’aperçoit que ce ne sont que de petits marquis de la révolution dont les parents sont, pour la plupart, universitaires, magistrats, directeurs financiers. 

Jamais le sort de la France des invisibles ne leur a arraché la moindre compassion, seulement l’éternel procès en moisissure, en maréchalisme, en « crispations » identitaires, en « poison » populiste. Un chercheur comme Christophe Guilluy a même pu dire que l’antifascisme est devenu « une arme de classe » contre des catégories populaires indécrottablement retardataires où on ne croise que des nuées de collabos adeptes de ratonnades (Dupont Lajoie), de beaufs avinés (Cabu), de pleutres bedonnants (les Bidochon), de dyslexiques (les Deschiens), de Néandertaliens (la Présipauté du Groland). 
Voilà la France des « antifas ». Ce sont les chiens de garde du Système – sans quoi ils ne bénéficieraient ni d’une telle impunité judiciaire ni d’une telle mansuétude médiatique. 
Ils ont été dressés à la manière des chiens de Pavlov pour saliver à l’évocation des mêmes mots : « fasciste », « extrême droite », etc. On ne peut pas les raisonner, tout au plus s’adresser à leurs glandes salivaires.

Q :Et pourtant, seules les violences de l’ultra-droite font l’objet de toutes les attentions…

R : Les murs de la capitale ont beau se couvrir d’« ACAB » à chacun de leur passage – la signature des « antifas » (de l’anglais « All Cops Are Bastards », littéralement « tous les policiers sont des salauds ») -, les inamovibles experts qui défilent sur les plateaux des chaînes de télévision pointent la responsabilité de la seule « extrême droite ». 
Selon que vous serez puissant ou misérable… 
Imaginez un peu si l’ultra-droite se livrait à ce type d’exactions dignes des milices les plus rodées – intimidation physique, menaces verbales, bris de vitrine, etc. –, elle susciterait une tempête d’indignations dans les médias centraux. Et si jamais elle saccageait des librairies, on rouvrirait aussitôt le procès de Nuremberg. 

Ici, rien ! Et pour cause. Les « antifas » peuvent dénoncer autant qu’ils veulent la violence de l’« institution », ils en sont le produit. Il arrive même que journalistes, universitaires et activistes travaillent main dans la main. 
Voyez Antonin Bernanos, âme damnée des antifas parisiens, pourtant condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour l’attaque (d’une violence inouïe !) d’une voiture de police, en 2016, mais défendu par le conseil d’administration de l’université Paris-Nanterre, où il étudie. 
Voyez un personnage inconnu du grand public, mais tout-puissant, je veux parler d’Aris Papathéodorou, qui ne se contente pas d’être le directeur artistique du Monde, propriété de Xavier Niel et Matthieu Pigasse, mais d’être parallèlement l’hébergeur de tous les sites « antifas ». 
La boucle est ainsi bouclée.

vendredi 8 février 2019

FRANCE - ITALIE : C' EST LA GUERRE ????

Rien ne va plus entre la France et l’Italie, ou tout du moins entre les deux gouvernements et, plus précisément encore, entre Emmanuel Macron et le duo Salvini-Di Maio. 



La France (fait rare) vient de rappeler son ambassadeur pour consultation. Ce n’est pas encore la guerre mais, dans l’échelle des mesures diplomatiques, en cas de litige entre deux pays, ce n’est pas rien. Ce n’est pas rien, d’autant que nous avons affaire à deux pays frontaliers, deux pays fondateurs et membres de l’Union européenne, deux pays membres de l’OTAN.
Qui a fait l’œuf, qui a fait la poule – ou le coq – dans cette brouille macron-romaine ? 
Difficile à dire mais les faits sont là. 
Et Emmanuel Macron – pour une fois ! – n’est peut-être pas le seul responsable. 
Nous ne remonterons pas à la guerre des Gaules mais, plus modestement, à celle que Nicolas Sarkozy fit en Libye en 2011 avec le coup de pouce qu’elle apporta à l’accélération du chaos migratoire dans le monde méditerranéen. 
Phénomène que l’Italie, malgré elle, dut subir, de par sa géographie, en première ligne, des années durant et seule. 
En septembre dernier, le ministre de la Défense italien Elisabetta Trenta (du Mouvement 5 étoiles) avait, du reste, pointé cette responsabilité française en déclarant  
« Il est indéniable qu’aujourd’hui ce pays [la Libye] se retrouve dans cette situation parce que quelqu’un, en 2011, a privilégié ses intérêts. » Allusion on ne peut plus claire.
Et puis, évidemment, il y a eu ces échanges d’amabilités, de part et d’autre des Alpes, depuis que les « populistes » sont arrivés au pouvoir en Italie. Au cœur de cette brouille, la question migratoire. 
Le 21 juin dernier, depuis Quimper, Macron se lançait dans une « envolée de bois vert » qui désignait, entre autres, clairement, Salvini : « Vous les voyez monter, comme une lèpre, un peu partout en Europe, dans des pays où nous pensions que c’était impossible de les voir réapparaître. 
Et les amis voisins, ils disent le pire, et nous nous habituons !  Salvini, qui n’a pas fait ses classes dans la diplomatie ou chez une dentellière, répondait, quelques jours après : « Si l’arrogance française pense transformer l’Italie en camp de réfugiés pour toute l’Europe, peut-être en versant quelques euros en pourboire, elle se fourvoie complètement. » 
Il ajoutait : « Nous sommes peut-être des populistes lépreux, mais moi, les leçons, je les prends de qui ouvre ses ports. Accueillez les milliers de migrants et après on en reparlera. » Et l’on pourrait citer encore bien d’autres échanges d’amabilités, au sabre ou à fleuret moucheté.
La question migratoire est évidemment au cœur de cette chamaillerie entre cousins latins. 
Mais, plus largement, ne doit-on pas y voir deux conceptions de l’Europe qui s’affrontent ? 
D’un côté, une vaste plate-forme d’échanges financiers et commerciaux, reliée au grand tout et n’importe quoi mondial, où les hommes sont finalement des consommateurs-producteurs interchangeables ? 
Ou bien une civilisation qui trouve ses racines à Rome et Athènes, constituée d’une mosaïque de nations millénaires ? Salvini ne lit peut-être pas Paul Valéry dans le texte comme Macron, mais il a sans doute l’intuition que les civilisations sont mortelles.
En tout cas, le rappel de notre ambassadeur à Rome est une manière, pour Emmanuel Macron, de mettre en scène, de se mettre en scène, à quatre mois des élections européennes, dans ce combat de titans qu’il souhaite voir s’engager en Europe contre les populistes et où il serait le héros du camp du bien. Visiblement, les prises de position pro-gilets jaunes, tant de Salvini que de Di Maio, ont agacé Paris qui ne digère pas cette ingérence. 

Il est vrai qu’Emmanuel Macron s’y connaît en ce domaine.

Ne déclarait-il pas, en janvier dernier, que l’Italie « mérite des dirigeants à la hauteur » ? 
À l’heure où sont écrites ces lignes, Salvini et Di Maio se disent prêts à rencontrer Macron. 
Tragédie ou comédie que tout cela ? 
« Comediante ! » « Tragediente ! » disait le pape Pie VII de Napoléon. 
Que disent nos deux Italiens de notre Président ?

Source : Bld Voltaire

mardi 5 février 2019

GRAND DEBAT

Si l’on supprimait les subventions à la presse pour les reverser aux EHPAD ?


Étienne Gernelle, du Point, appelle cela « Macron ou la tentation de la Pravda », et fait part de son inquiétude.
De fait, les projets qu’Emmanuel Macron forme pour « améliorer » les médias et qu’il a confiés candidement la semaine dernière dans son bureau à une poignée de journalistes laissent songeur : « Le bien public, c’est l’information. 
Et peut-être que c’est ce que l’État doit financer. (…) 
Il faut s’assurer qu’elle est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité. 
Que pour cette part là, la vérification de l’information, il y ait une forme de subvention publique assumée (…) ».
Selon Étienne Gernelle, ce n’est rien d’autre qu’appeler de ses vœux une « nationalisation partielle de la presse ».
La logique est limpide : puisque l’information est le « bien public », les médias procèdent du service public, pardi. 
Au même titre qu’un hôpital. 
On vous remettra gentiment dans l’axe vos pensées tordues, vos raisonnements de travers, comme l’on réduit une fracture.
Sur le coup c’est un peu douloureux, puis on oublie : le service d’orthodoxie ? En haut à droite, à côté de l’orthopédie. 
Et si vous ne voulez pas vous alimenter on vous mettra sous perfusion. Pour votre bien, bien sûr.
Comme si l’information, un peu comme les codes nucléaires, était propriété exclusive de l’État, qui la déléguerait avec componction à des journalistes de confiance dûment choisis.
Comme si, par nature imparfaite, impossible à appeler vérité – car il faudrait être un démiurge omniscient et ayant don d’ubiquité pour en avoir une vision complète et sans biais – elle n’était pas, au contraire, la somme de plusieurs forces opposées.
Comme si elle ne s’érigeait pas, cathédrale jamais achevée, grâce à des contreforts se faisant face et dont les poussées s’annulent, qui tous réunis s’appellent la pluralité de la presse.
D’autant que soyons clairs : cette nationalisation partielle existe de fait déjà. Via les chaînes de télévision publiques. 
Via « le système des aides à la presse », dont Wikipedia nous dit qu’il a été mis en place pour « tenter de favoriser un certain pluralisme du paysage médiatique, donnant ses chances aux nouveaux titres et un choix réel aux lecteurs ». 
Comme disait mon grand-père, mieux vaut entendre ça qu’être sourd.
La vérité est que le « pluralisme », les « nouveaux titres », et le « choix réel », c’est très gentil, merci, mais le Français va désormais les chercher tout seul comme un grand, notamment dans les médias alternatifs relayés par les réseaux sociaux, qui n’existent que par le succès qu’ils rencontrent et par la ténacité d’une petite équipe n’ayant jamais compté sur l’État pour vivre : si l’on rapporte la fréquentation à la taille de la rédaction, ces attelages ressemblent à un porte-avion sur un vélo.
Et c’est mille fois plus sain. Car c’est ainsi, ma brave dame, que fonctionnent toutes les entreprises : par la loi de l’offre et de la demande. Pourquoi les journalistes seraient-ils mieux lotis que les autres Français ? Pourquoi la loi du marché ne leur serait pas imposée ?
Lorsque le charron n’a plus eu de roue à rafistoler il a plié boutique. Lorsque le maréchal-ferrant a perdu ses clients, il s’est reconverti, comme la détaillante de gaines et de corsets : soit elle se mettait au soutien-gorge et bas nylon, soit elle disparaissait. Mais la presse papier, elle, pourrait continuer à exposer ses vieux rossignols, ses idées sentencieuses usées jusqu’à la corde qui ne convainquent plus personne, ses experts démonétisés, sans se préoccuper de savoir si elle va les fourguer, puisque la manne de l’État est là pour payer… avec ce que la Cour des comptes appelait pudiquement en février 2018, « une transparence insuffisante ».>
Dans le Grand débat, on peut tout proposer n’est-ce pas ? 

Alors si l’on supprimait cette indéfendable dépense publique – 1,2 milliards environ – pour la reverser par exemple… aux EHPAD ? Et ce ne serait que justice car c’est cette génération qui était abonnée à cette presse-là.

Source : Bld Voltaire