dimanche 23 septembre 2018

ZEMMOUR A RAISON. LA PREUVE PAR BENALLA


La polémique lancée par Hapsatou Sy a eu le mérite de braquer le projecteur sur ce qui était naguère un vecteur d’intégration, et aujourd’hui de différenciation, voire de communautarisme ou de rejet de la France : le choix ou la francisation du prénom. C’est une réalité sociale, historique, et un signe – un de plus – de la faillite de l’intégration de ces dernières décennies. 
On peut le déplorer violemment comme Éric Zemmour ou au contraire s’en réjouir, tout aussi violemment, mais on ne peut contester le fait. Les chiffres et les courbes établies par Jean Robert pour le site Fdesouche à partir des données fiables de l’INSEE sont éloquentes : le nombre de prénoms issus du calendrier grégorien s’est effondré en cinquante ans, passant de 85 à 26 % de 1965 à aujourd’hui. 
Et ils n’ont pas été remplacés par des prénoms tibétains ou japonais. 
C’est l’un des nombreux signes d’un grand remplacement. Objectif et constatable par tous.

Il fut une époque, pas si lointaine, où beaucoup de familles d’origine maghrébine, précisément dans un souci d’intégration, donnaient à leurs enfants des prénoms français. Et puis l’habitude s’arrêta. Les professeurs furent les premiers témoins de cette évolution.

Il est curieux que l’on n’ait pas apporté au débat l’exemple d’une personnalité qui fit pourtant elle aussi l’actualité de la semaine, pour d’autres raisons : Alexandre Benalla. BFMTV nous a révélé il y a quelques semaines l’histoire de la francisation de son prénom. Né à Évreux et déclaré à l’état civil Maroine Benalla par son père, il fut à plusieurs reprises menacé d’être enlevé et emmené au Maroc par un père violent. Sa mère avait donc demandé et obtenu un changement de prénom : Maroine fut autorisé officiellement à s’appeler Alexandre. 

Par ce geste de francisation du prénom, elle a voulu pour son fils un destin français. 

Et, dans les raisons qu’a avancées le Président Macron pour justifier son choix de l’embaucher et de le garder à l’Élysée, il y avait, précisément, le choix de promouvoir « un profil différent ». Nul doute que l’ascension sociale extraordinaire de ce fils d’immigré d’Évreux à l’enfance difficile ait séduit Emmanuel Macron et qu’il ait eu le projet d’en faire un exemple, un symbole de la réussite de l’intégration. 
Malheureusement, la belle histoire a mal tourné. Mais cela n’enlève rien au fait que la question du prénom francisé y jouait un rôle clé. 
La mère d’Alexandre Benalla et le Président Macron avaient donné raison à Éric Zemmour.

samedi 22 septembre 2018

HARKIS

Honorer les harkis, c’est bien, mais il faut rétablir toute la vérité sur la fin de l’Algérie française



Emmanuel Macron a promu d’anciens harkis et des représentants d’associations dans l’ordre de la Légion d’honneur ou dans l’ordre national du Mérite. 
Après la reconnaissance de la responsabilité de la France dans la disparition, en 1957, de Maurice Audin, mathématicien communiste, militant de l’indépendance de l’Algérie, le président de la République, fidèle à son principe du « et en même temps » et soucieux de pallier sa baisse de popularité, a décidé d’honorer les harkis, qui avaient combattu dans les rangs de l’armée française. 
Comme l’a dit, . un de leurs représentants sur France Info, cela vient un peu tard !
Ces promotions interviennent quelques jours avant la Journée nationale d’hommage aux harkis, prévue pour le 25 septembre. Cette journée, instituée par le décret du 31 mars 2003, 
 en reconnaissance des sacrifices consentis du fait de leur engagement au service de la France lors de la guerre d’Algérie  est sans doute mieux que rien – même si elle n’est pas électoralement désintéressée. 
Mais suffit-elle à faire toute la lumière sur les conditions dans lesquelles le gouvernement de l’époque a mis fin à l’Algérie française, sans se préoccuper du sort des harkis ?
Emmanuel Macron, après avoir satisfait la gauche et les autorités algériennes en qualifiant la colonisation de « crime contre l’humanité » et en présentant ses excuses à la veuve de Maurice Audin, fait un geste en direction de la droite nationale, des pieds-noirs contraints à l’exode et de tous ces supplétifs de l’armée française qui ont été abandonnés après les prétendus « accords d’Évian ». 
Jusqu’à présent, pas le moindre mot de compassion pour les victimes des attentats terroristes du FLN, pour les Oranais tués, disparus ou enlevés, le 5 juillet 1962, ni pour les harkis abandonnés au massacre, suppliciés et torturés, alors que l’armée française avait reçu l’ordre de ne pas intervenir.
Il faut expliquer pourquoi, alors que les troupes du FLN étaient vaincues, le gouvernement de l’époque a choisi de livrer l’Algérie aux indépendantistes minoritaires. 
Il faut expliquer pourquoi des généraux, qui s’étaient souvent illustrés dans la Résistance, pourquoi des officiers, des sous-officiers ou de simples soldats se sont rebellés contre le pouvoir en place, au nom du respect de la parole donnée. 
Il faut comprendre pourquoi des personnalités comme Georges Bidault, Jacques Soustelle et bien d’autres encore se sont ralliées au combat pour l’Algérie française.
Il faut que les gaullistes admettent la duplicité du général de Gaulle, qui s’est servi de la guerre d’Algérie pour revenir au pouvoir.
 Il a déclaré à Alger, devant la foule réunie : « Je vous ai compris. » Il a ajouté qu’il n’y avait plus, en Algérie, que « des Français à part entière, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs », puis il s’est empressé de faire tout le contraire. 
À chacun de juger où était l’honneur, où était le cynisme.
Il ne s’agit pas de cultiver la nostalgie d’une Algérie française, qui aurait pu connaître un autre destin. Ni d’exiger une revanche mémorielle ou d’imposer une nouvelle repentance. Mais, plus de cinquante ans après ces événements, il est temps de faire toute la lumière. C’est le rôle des chercheurs de tenter d’appréhender la vérité. Sans a priori et sans préjugés.
 Quand on sait que l’historien quasi officiel de cette guerre, proche de Macron, est un ancien trotskiste, longtemps membre de l’Organisation communiste internationaliste, on peut légitimement s’interroger sur l’objectivité de sa vision de l’Histoire.

Source: Bld Voltaire

jeudi 20 septembre 2018

GERARD COLLOMB PREND SES DISTANCES.

Gérard Collomb envisage de démissionner : avant qu’il ne soit trop tard ?





Celui qui avait joué un rôle décisif dans l’élection d’Emmanuel Macron en lui apportant le crédit du socialisme modéré et enraciné, en l’entourant du charme discret de la bourgeoisie lyonnaise, se sent de moins en moins à l’aise dans l’ombre de Narcisse-Jupiter.
Son analyse des déboires présidentiels actuels sonnait juste. Comme la vérité blesse toujours celui qu’elle vise, Narcisse-Jupiter en a été fort courroucé. Une explication a eu lieu entre les deux personnages. Le Lyonnais souhaite redevenir maire en sa ville. Beaucoup de Lyonnais le préféraient dans ce rôle que dans celui de « premier flic » de France. Mais nombreux, aussi, sont ceux qui pensent qu’une nouvelle candidature municipale en 2020 serait celle de trop.
Le passage au ministère de l’Intérieur a révélé un homme sur qui l’âge pesait, qui manquait du dynamisme et de l’autorité nécessaires à ce poste sur lequel Sarkozy avait construit sa réussite. Ses propos souvent hésitants et ses gaffes l’ont empêché d’être un grand ministre : lorsqu’il communique à la presse des informations sur l’auteur de l’attentat de Manchester, Salman Abidi, les Britanniques qui souhaitaient garder secrète l’identité du terroriste expriment leur surprise et leur mécontentement.
Le sommet est atteint lors de son audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée sur l’affaire Benalla. Le locataire de la place Beauvau qui devrait être l’homme le mieux renseigné de France ne sait pas ce qui se passe dans sa maison, pourquoi le « cogneur » du 1er mai possède un port d’armes qu’il lui avait refusé. Il ne sait pas davantage ce qui se passe dans la maison d’en face, l’Élysée, et ignore tout de la fonction de l’estafier du Président qu’il a pourtant côtoyé dès la campagne présidentielle.
L’intuition politique de Gérard Collomb est toujours assez juste. Plus ferme, en apparence, sur l’immigration que ses prédécesseurs, il a jusqu’à présent évité que le terrorisme ne réédite des attentats importants. La Loi antiterroriste a pris le relais de l’état d’urgence. Surtout, la communication ministérielle, et non celle du ministre, a été soignée. Les nombreuses attaques à l’arme blanche sont déclassées en faits divers d’origine psychiatrique. De nombreuses tentatives d’attentats auraient été déjouées. Et, cerise sur le gâteau, parmi eux, des projets venant de l’extrême droite : l’homme de centre gauche, franc-maçon sans complexe et, qui plus est, lyonnais, se plaît dans ce juste milieu, à l’abri des excès symétriques. De même, ce qu’il affectionne, c’est la police de proximité, ressortie de la naphtaline de l’ère Jospin.
Apparemment, cette politique donne des résultats puisque ceux qui ont été publiés récemment sont plutôt positifs, sauf à Paris. Les vols, sous toutes leurs formes, sont en recul. En revanche, on observe un accroissement de la violence sexuelle et intrafamiliale. On remarquera, toutefois, l’étonnante coïncidence des chiffres avec la mode idéologique et l’intérêt du ministère : celui-ci réussit dans son domaine, mais fait face à la montée de comportements individuels qui n’ont rien à voir avec la délinquance organisée.
Reste l’essentiel : l’importance du trafic de drogue lié à l’insécurité des quartiers sensibles, ceux qui correspondent aux « territoires perdus de la République ». Récemment, un braquage opéré dans le XVe arrondissement de Marseille à l’encontre d’un supermarché a connu une fin révélatrice : la foule qui était à proximité, sur un « marché aux puces », a lynché les deux voleurs dont l’un a réussi à prendre la fuite. On ne peut mieux résumer l’idée d’une France qui n’est plus elle-même.
Gérard Collomb sait très bien que ses « quartiers de reconquête républicaine », malgré leur titre ronflant, ne résoudront pas la questions avec quelques policiers supplémentaires. C’est, justement, le jour de l’inauguration de l’un d’entre eux qu’il a choisi d’annoncer son départ après les élections européennes, entraînant une désapprobation chez les policiers, qui ne souhaitent pas un ministre à temps partiel. Mais lui, en bon politicien, souhaite partir à temps !


Source : Bld Voltaire

lundi 17 septembre 2018

COUP DE GUEULE !!!!!

Après le meurtre d’un sapeur-pompier, le coup de gueule d’un général contre la haine



« Une société qui ne protège pas ses anges gardiens est vraiment malade. » En principe, c’est les anges gardiens qui protègent, rétorquera-t-on. C’est, pourtant, ce qu’un général de l’armée française vient d’écrire. En l’occurrence, il s’agit du général Jean-Claude Gallet, commandant la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Âgé de 53 ans, ce saint-cyrien est un authentique soldat du feu qui a servi à tous les grades et échelons dans cette formation prestigieuse : de lieutenant à général, de chef de garde à patron de la brigade. Une unité aimée, à juste titre, des Parisiens : près de 1.500 interventions par jour, plus de 27.000 vies sauvées chaque année.
Suite au meurtre du sapeur de 1e classe Geoffroy Henry, le 4 septembre dernier, à Villeneuve-Saint-Georges, poignardé par une personne atteinte de schizophrénie, le général Gallet a fait part de son indignation dans un mail adressé à tous ses subordonnés. Une lettre diffusée en interne de l’institution. Mais lorsqu’on écrit à plusieurs milliers de personnes, autant dire qu’on sait très bien que cela sortira du cercle restreint. Dans ce courriel, ce haut responsable ne mâche pas ses mots, pointant du doigt « la faible communication entre les acteurs de l’urgence qui fonctionnent avec des schémas éculés qui n’ont plus lieu d’être ». Ça, c’est pour l’aspect technique.
Mais le général va au-delà des dysfonctionnements, en déclarant que « le sapeur-pompier de Paris […] n’est pas là pour être le punching-ball d’une violence irrationnelle, voire d’une haine ». Et s’il fait part de sa « tristesse », il clame aussi sa « colère » et son « indignation ». Si la tristesse est évidente, de la part d’un chef qui vient de perdre l’un de ses hommes, faire part de sa colère et de son indignation est moins courant. Le préfet de police de Paris, autorité de tutelle de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, s’était, lui, contenté de faire part de sa « profonde tristesse » et de « son soutien le plus total dans cette terrible épreuve ». Ce qui était la moindre des choses. Mais « indignation », « colère », c’est autrement plus fort. En colère contre qui, contre quoi ? Le général Gallet affirme, par ailleurs, vouloir « faire le tour des instances judiciaires pour mettre en place une véritable politique de tolérance zéro afin d’enrayer la hausse sans fin des violences gratuites qui visent les secours ». Des propos qui vont à l’encontre de ceux, lénifiants, du ministre de l’Intérieur qui ne cesse de vanter le prétendu recul de la criminalité et de la délinquance dans notre pays.
Mais cette lutte contre la « violence irrationnelle » et la « haine », semble-t-il, n’est pas une « grande cause nationale » de ce quinquennat. Pas assez « fun », peut-être ! Philippe Bilger, dans ces colonnes, évoquait samedi, à juste titre, la situation ubuesque vers laquelle nous allons tout droit : lorsqu’il faudra mettre un policier derrière chaque pompier. À l’étape suivante, un militaire derrière chaque policier ? Les anges gardiens sont là pour protéger notre société. Pour essayer d’éviter l’enfer aux hommes. Mais lorsque la société est aux mains d’apprentis sorciers depuis des décennies… Ce coup de gueule d’un général, qui sait de quoi il parle, devrait faire réfléchir nos gouvernants. Et surtout les faire agir. Vite.


Source : Bld Voltaire

dimanche 16 septembre 2018

LE MENSONGE << ANTIFASCISTE >>

De Staline à Clément Méric



Au procès des jeunes gens condamnés pour la mort de l’antifa Clément Méric, la question fondamentale portant sur la nature de l’« antifascisme », ce « masque sous lequel s’opérait la confiscation de la liberté »,
selon François Furet, fut étrangement absente d’un débat judiciaire qui n’osa jamais affronter la réalité.
La stratégie « antifasciste », conçue au début des années trente, en URSS, est l’expression la plus aboutie de la perversion stalinienne. En effet, alors que les Soviétiques n’avaient pas réussi à propager leur révolution à un Occident qui restait conscient des horreurs commises par le bolchevisme – dont personne n’ignorait qu’il avait inventé les camps de concentration (goulag) et procédé à l’extermination, planifiée par le Politburo, d’environ cinq millions d’Ukrainiens -, Staline fit de l’« antifascisme » l’écran de fumée idéal pour dissimuler ses crimes, tout en fracturant les sociétés libérales.
L’« antifascisme » propagé par l’Internationale communiste créa l’illusion d’une menace planétaire, alors qu’il n’existait aucune Internationale fasciste, le fascisme n’étant incarné, vers 1934, que par Mussolini aux faibles moyens et Hitler, tout juste élu et encore perçu en tant qu’agité peu crédible, dont on sait maintenant qu’il fut le complice discret des stratégies de déstabilisation staliniennes. L’antifascisme visa à gonfler la baudruche fasciste pour instaurer une dialectique perverse, camp du bien/camp du mal, les communistes se posant en défenseur de la liberté menacée.
En France, Maurice Thorez changea radicalement la stratégie du PCF, faisant de l’« antifascisme », selon François Furet, « un double de lui-même », cultivant la peur du complot, tout en se rapprochant de la gauche démocrate pour créer un front antifasciste qui diabolisa, non pas des fascistes – bien peu nombreux en France -, mais l’ensemble de la droite démocratique et patriote.
L’« antifascisme » cristallisa ainsi, sur le débat d’idées français, un leurre qui changea durablement le centre de gravité sur lequel s’articulait traditionnellement la vie politique hexagonale, faisant de ce pseudo-clivage, communisme/fascisme – tous deux issus d’une même critique sociale de gauche -, la fausse perception (devenue, aujourd’hui, antifascisme/extrême droite) qui aveugle encore nos sociétés contemporaines et permet de soumettre l’opposition libérale culpabilisée – suivant la doctrine léniniste d’ « opposition contrôlée ».

C’est Willi Münzenberg, l’un des leaders de l’Internationale communiste, un « génie de la propagande », lequel, écrit, Sean McMeekin, avait « découvert la terrifiante puissance de ceux qui savent étancher la soif de bien de leurs semblables », qui mit au point la stratégie antifasciste qu’il fonda sur le recours à l’émotion contre la raison, au mensonge contre la vérité, chargeant intellectuels et artistes amis de diffuser la propagande travestie en art, tout en discréditant l’adversaire pour éviter le débat.

Les antifas, dont on oublie trop souvent qu’ils sont issus des Redskins (skinheads communistes), et dont les comportements nauséabonds les rapprochent des Gardes rouges et Komsomol de triste mémoire, sont les héritiers de la perversion stalinienne, chargés, aujourd’hui, par l’ingénierie sociale marxisante, de maintenir, par la violence de rue, la fracture sociétale manichéiste.

Ainsi, la Justice qui vient de juger l’affaire Méric a condamné lourdement des accusés qui semblaient pourtant avoir été agressés par un « antifascisme » qui n’est rien d’autre qu’un stalino-fascisme, au cours de ce qui ne fut qu’une tragique bagarre de rue entre gamins immatures et manipulés, tous dupes d’une Histoire qu’ils ne comprennent pas. Le maintien du refoulé qui névrose dramatiquement la société française est-il au prix d’une telle décision judiciaire qui risque d’être interprétée comme étant l’expression d’une justice politique ?

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vendredi 14 septembre 2018

ORBAN LACHE PAR LE PPE

 À l’appel d’Emmanuel Macron, Viktor Orbán lâché par le PPE



Le « Parlement » européen a donc voté aux deux tiers des suffrages exprimés la mise en œuvre de l’article 7 à l’encontre de la Hongrie de Viktor Orbán. 

Cette sanction est révélatrice de la réalité de la « droite » européenne à moins d’un an des élections européennes prévues au mois de mai. 
Le même missile lancé par le même personnage produit, aujourd’hui, en Europe, le même résultat que celui subi par la droite française lors de son élection à la présidence.
Comme Macron était parvenu à faire éclater Les Républicains, entre les conservateurs qui demeurent dans l’opposition et les opportunistes qui l’ont plus ou moins rejoint, il est arrivé à ce qu’un certain nombre de membres du groupe du PPE lâchent un des leurs.
 
Son appel lancé à Luxembourg, en compagnie des Premiers ministres belge, luxembourgeois et néerlandais, tous trois libéraux, et non conservateurs, faisait état du « progressisme » de la chancelière allemande, pourtant à la tête d’un parti démocrate-chrétien, et dressait les « progressistes » face aux nationalistes. 
Cette démarche aurait dû paraître incongrue. 
Elle a, cependant, abouti parce que ceux qu’on appelle les « conservateurs », le plus souvent des « démocrates-chrétiens », ne le sont nullement et trompent sans vergogne leurs électeurs pour accéder ou se maintenir au pouvoir.
La chancelière allemande gouverne avec les sociaux-démocrates, le chancelier autrichien avec le FPÖ, souverainiste et identitaire.
 
En revanche, Viktor Orbán a le mérite de la clarté. 
Il défend vraiment le conservatisme européen, en promouvant les valeurs chrétiennes inscrites dans l’histoire de notre continent, et notamment une conception de la famille qui est systématiquement attaquée par l’alliance contre-nature des socialistes et des libéraux, qui dirige la France comme le Luxembourg. 

De même, il résiste de toutes ses forces à la vague migratoire musulmane qui tend à implanter, en Europe, une communauté identitaire de plus en plus puissante et réfractaire aux valeurs européennes.

Entre les valeurs chrétiennes de l’Europe défendue par un homme qui a eu le courage de s’opposer au communisme en Hongrie avant 1989 et les prétendues « valeurs » européennes qui précipitent le profond changement de notre civilisation, le choix des premières aurait dû s’imposer. 
L’État de droit, qui définit vaguement les secondes, est l’expression habituelle, pour opposer en apparence la démocratie qui le respecte à la dictature ; en réalité, pour écraser le populisme, c’est-à-dire la volonté du peuple, avec le juridisme méprisant de l’oligarchie.
Élu et réélu avec de très larges majorités, 
Viktor Orbán a dû liquider l’héritage communiste auxquels les libéraux de l’Ouest n’ont pas été confrontés. 
C’est la raison pour laquelle il a essayé de mettre fin aux blocages qui provenaient de l’appareil judiciaire hérité de l’ancien régime, en avançant l’âge de la retraite des magistrats, et enrayé l’entreprise de démolition entretenue en Hongrie, comme dans d’autres pays, par M. Soros et les associations qu’il finance. 
L’« État de droit » ne serait donc que l’ensemble des freins qui doit empêcher la mise en œuvre d’une politique conservatrice, lorsqu’elle est voulue par le peuple ? 
La péripétie d’aujourd’hui aura eu le mérite de clarifier la situation et d’ouvrir les yeux des électeurs résolus à défendre l’identité des nations européennes contre le « progressisme » suicidaire. […]
Au PPE, il y a des « conservateurs » qui ne conservent rien ; chez les prétendus « libéraux », il y a une volonté de priver les peuples de la liberté de choisir leur destin. 
Les élections de 2019, malgré l’intense matraquage médiatique contre les « nationalistes » ou les « ultraconservateurs », offrent la possibilité aux peuples de montrer à l’oligarchie ce qu’est une véritable démocratie. 
D’ici là, la lourdeur de l’« impuissance européenne » aura empêché que rien de désagréable n’arrive à la Hongrie de Viktor Orbán.

Source : Bl Voltaire

mercredi 12 septembre 2018


Avec plus de 10 millions de musulmans sur son territoire, la France a basculé !


Cette déclaration fracassante, sur Radio France Maghreb 2, n’émane ni des LR, ni du RN, ni de la « fachosphère », mais de Ahmet Ogras, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), un proche de l’islamiste Erdoğan : « Aujourd’hui, nous avons plus de dix millions de musulmans en France. […] plus de six millions de Français d’origine algérienne […] plus de 3,5 millions de Français d’origine marocaine […] huit cent mille d’origine turque, huit cent mille d’origine tunisienne. 
On est même à plus de dix millions. Aujourd’hui, on ne peut pas nous sous-évaluer […]. » 
Il y a peu, interviewée sur la chaîne hongroise Ma reggel (« Ce matin », en français), Nikoletta Incze, chercheuse au Center for Study of Political Islam, s’appuyant sur une étude de Harvard, annonçait un seuil au-delà duquel l’islamisation d’un pays devenait irréversible.

« Des chiffres difficilement vérifiables », interrompt vivement un journaliste, fort embarrassé qu’un Franco-Turc affiche la réalité que constatent la majorité des Français. 
Il n’y croit pas ? [Qu’il descende] « dans les rues de Paris » et [regarde] « le ratio ». Il est vrai que « se confronter au terrain pollue », comme disait Christophe Barbier…
Dix millions ! Et encore Ahmet Ogras ne parle que des Français d’origine africaine. Quid de ceux originaires du Proche-Orient ou des Balkans ? En, outre, combien d’étrangers musulmans, de migrants clandestins en attente de leur statut et de Français convertis ? « Qu’importe » et tant mieux, pourrait rétorquer l’affable Turc, puisqu’être musulman confère « une valeur ajoutée »…
C’est bien simple, à l’entendre, ce sont les musulmans « qui ont fait la France ». L’économie ? « Faite par les musulmans. »
 Le métro, les autoroutes, le TGV ? « Construits par les musulmans ».
Le terrorisme islamiste ? 
On ne va pas faire tout un foin pour « 2, 3 terroristes […] qui ne sont absolument pas un produit du culte musulman mais un produit de la société française ». Jamais ils ne sont passés par la « case mosquée reconnue par le CFCM » ni de « mosquée » tout court. En revanche, ils ont été « éduqués par des assistantes sociales et des familles d’accueil » [françaises].
On en est là. À entendre l’Histoire de France falsifiée, caviardée, ou des mensonges plus gros que des maisons. Car qui a adopté un texte, en avril 2017, pour lutter contre les discours radicaux dans les mosquées, si ce n’est le CFCM lui-même ? Les Français non musulmans, les mécréants, responsables du terrorisme islamiste : on aura tout entendu !
Ainsi, quand, en France, le « processus d’islamisation » ne se heurte pas aux résistances qu’il devrait « normalement » rencontrer, une chaîne hongroise donne la parole à une intellectuelle du CSPI qui ne mâche pas ses mots. Une fois « saturées en nombre » (de musulmans), les sociétés envahies « basculent complètement » en sociétés islamiques. Mais, chez nous, les médias préfèrent inviter la savante Rokhaya Diallo qui affirme qu’« aucun pays européen n’a perdu sa culture du fait de l’arrivée massive de migrants ». L’islam étant la troisième religion par ordre d’apparition n’a, évidemment, jamais soumis des terres qui, avant lui, pratiquaient les autres cultes…
10 millions de musulmans – venus uniquement du Maghreb et de Turquie – représentent 14,75 % des 67.795.000 Français. Azouz Begag, en 2016, avançait le chiffre de 15 à 20 millions, soit entre 22 et 29 %. Le seuil fatidique du « processus d’islamisation », annoncé par Nikoletta Incze ? 16 %. Nous avons donc « basculé » depuis longtemps…


Source : Bld Voltaire