vendredi 3 août 2018

BLOG FERME POUR LES VACANCES.RENDEZ VOUS EN SEPTEMBRE


AFFAIRE BENALLA

 Vacances, j’oublie tout, plus rien à faire du tout ?

« Vacances, j’oublie tout. Plus rien à faire du tout… » 

Tout le monde connaît ce tube du groupe Élégance. 
C’était en 1982 : ce qui ne nous rajeunit pas. 
Sera-ce le tube de l’été 2018 pour Emmanuel Macron et La République en marche ? Après une quinzaine torride, les vacances sont enfin là. Pouce ! 
Comme de grands enfants qu’ils semblent ne jamais avoir cessé d’être, les députés ont applaudi, mercredi soir, le décret annonçant la clôture de la session extraordinaire. 

« Vive les vacances, les cahiers au feu, la maîtresse au milieu », chantait-on naguère.

Et mercredi soir, dîner de fin d’année scolaire à l’Élysée pour les membres du gouvernement. Mme Buzyn expliquait candidement devant les caméras, avant d’aller se pomponner pour la soirée, qu’on parlerait plus des vacances des uns et des autres que de politique. 
L’art de nous prendre pour des buses. 
Et les vingt-deux millions de Français – dont trois millions d’enfants – qui ne partent jamais en vacances, selon une information donnée par RTL en avril dernier, ont dû en être ravis. On enchaîne donc sur les lieux de vacances des ministres dont tout le monde se moque comme de sa première bouée-canard et le tour est joué. 
Les poissons rouges que sont les Français, après deux ou trois tours de bocal, auront bien vite oublié l’affaire Benalla. Vous verrez. 
C’est, en tout cas, ce qu’on doit se dire en Macronie. 
Bon, le pédalo du Président a bien pris un petit coup dans la coque en juillet, si l’on en croit les derniers sondages, mais Emmanuel Macron a dû apprendre de ceux qui font de la politique comme avant que c’est justement lorsqu’on est au fond de la piscine que l’on remonte. Enfin, en principe. D’ailleurs, il va aller tester cette loi d’Archimède à Brégançon. Les travaux doivent être terminés.
« Vacances, j’oublie tout. » Pas certain, quand même. 
« Je m’regarde dans le miroir. Pas beau à voir », chantait Élégance, toujours dans ce chef-d’œuvre estival. 
Pour sûr, la République irréprochable a vu son rimmel fondre par ces grandes chaleurs et les bas nylon ont filé sur l’édredon, pour reprendre un autre tube de ces années-cultes où nous étions jeunes et insouciants.
Et puis, il semblerait qu’on n’ait pas épuisé le sujet. 
Que Benalla ne serait, en fait, que l’arbre qui cache la forêt. Très certainement, il faudra se pencher sur le cas de ces chargés de mission au cabinet du président de la République et qui n’apparaissent pas dans le Journal officiel de la République mais sont néanmoins rémunérés avec nos impôts. 
Rien d’illégal, certes. Mais pourquoi ont-ils omis d’adresser, lors de leur nomination, une déclaration de situation patrimoniale et une déclaration d’intérêt à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, comme l’a révélé l’association Anticor ? 
La loi (de 2013) prévoit, pour les contrevenants, des sanctions pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.
Pourquoi le Président se serait-il agacé, selon Le Canard enchaîné de cette semaine (information relayée par Valeurs actuelles), que Gérard Collomb livre à la commission parlementaire de l’Assemblée le nom d’un de ses conseillers de l’ombre, le dénommé Vincent Caure, en charge du suivi des réseaux sociaux ? « Collomb n’avait aucune raison de citer son nom », aurait déclaré le Président. 
On croyait qu’il n’y avait rien à cacher dans la République irréprochable. On a dit « rien ». Pas « personne »… 
Vincent Caure ? Ancien vice-président de Terra Nova Sciences Po Paris, marcheur de la première heure. Un homme d’expérience puisqu’on le vit même, à l’automne 2017, participer à des discussions de cuisine électorale sur l’île de Beauté, selon Corse-Matin. L’homme a 23 ans. Certes, la valeur n’attend pas le nombre des années. La preuve par Benalla, pas encore 27 ans.

En attendant :

« Vacances j’oublie tout
Plus rien à faire du tout
J’m’envoie en l’air ça c’est super

Folie légère. »

Et on reparle de tout ça en septembre…


Source : Bld Voltaire

jeudi 2 août 2018

POLICE MUNICIPALE

Robert Ménard : « Armer la police municipale, c’est le retour du bon sens !
Anne Hidalgo, a-t-on appris il y a quelques semaines, réfléchirait à armer ses policiers municipaux… Robert Ménard, qui avait été conspué lorsqu’il avait lui-même pris cette décision à Béziers, salue, sans rancune, « une excellente idée » !

Il y a quelques semaines, Anne Hidalgo, la maire de Paris, réfléchissait à armer sa police municipale.

Vous qui l’avez fait il y a quelques années, pensez-vous que ce soit une bonne idée ? 

C’est une excellente idée. Je garde néanmoins en mémoire les critiques des socialistes et des amis de la maire de Paris lorsque j’ai armé la police municipale de Béziers. Ils fustigeaient l’extrême droite, les bandes armées et les milices. 
Oui, les milices !
Je salue donc le retour du bon sens. À l’heure du terrorisme et de la délinquance que tout le monde connaît, ne pas armer les policiers municipaux alors qu’ils arrivent généralement en premier sur les lieux d’un attentat serait les priver de moyens de lutter et de se défendre. 
C’est absolument irresponsable.
Madame Hidalgo était dans l’idéologie. Dieu merci, la réalité lui a sauté à la figure. Il faut bien qu’elle finisse par le prendre en compte.
Demain, madame Hidalgo mesurera peut-être qu’il y a trop d’immigration en France et à Paris. Elle reconnaîtra alors, une fois de plus, que nous avions raison avant elle.

Le problème est que lorsque nous avons raison avant ces gens-là, par définition, nous avons tort.

Hier à Paris le réel a refait surface. La toile s’est fait l’écho de la vidéo de l’agression d’une jeune femme devant un bar.
La police municipale peut-elle être armée pour intervenir sur ce genre de choses ?

Absolument. La police municipale remplit souvent le mieux ce rôle de proximité. 
Ce n’est pas parce que la police nationale ne veut pas le faire, mais parce qu’elle n’en a pas les moyens. 
Les maires, de droite et de gauche, qui comme moi ont armé leur police l’ont fait parce que les citoyens en ont besoin et que c’est rassurant. Cela ne règle pas tous les problèmes. 
Il ne faut pas tenir des propos stupides en l’air et faire de la démagogie, mais c’est une partie de la réponse.
C’est d’ailleurs pour cela que je demande que la police municipale ait plus de moyens, plus d’autorité et plus de possibilités. Elle doit par exemple pouvoir fouiller les voitures et faire des contrôles d’identité. On y viendra, c’est une évidence. Pour l’instant, elle n’a pas tous ces pouvoirs, et je les regrette.
J’espère que demain la maire de Paris s’associera à moi et à d’autres maires pour réclamer plus de pouvoirs pour la police municipale.

Marlène Schiappa a proposé devant cette vidéo de mettre en place une série d’amendes pénalisant certains comportements. Parmi ceux-là, nous trouvons certes les insultes et la violence, mais également des regards trop insistants.

Selon vous, ces mesures seraient-elles applicables ?

Il faudra que vous m’expliquiez ce qu’est un regard trop insistant. Il y a suffisamment de vraies agressions, d’actes délictueux, de crimes et de délits pour que l’on commence par s’occuper de ceux-là.
Essayons d’être moins idéologiques, et plus pragmatiques, plus près des préoccupations des gens. J’ai envie de défendre les femmes qui se font agresser par des gens qui menacent leur sécurité et leur intégrité. 
C’est cela ma première préoccupation.
Concentrons déjà nos moyens là-dessus, les Français nous en seront reconnaissants.

mercredi 1 août 2018

SCOOP.

Christophe Castaner sait lire


On attendait un numéro de claquettes mais ce fut un poussif exercice de lecture. 
Le scoop de l’été : on a désormais la confirmation que Christophe Castaner sait lire. 
Auditionné par la commission parlementaire du Sénat? qui n’a rien d’une bande de comiques, le secrétaire d’État-délégué général de La République en marche, la cravate dénouée de celui qui aurait été plus à l’aise sur un marché de Provence à faire le malin que devant cet aréopage barbant, devait éviter qu’il en sorte une grosse comme lui, ce qui est largement dans ses compétences, lorsqu’il travaille sans filet. 
La dernière, on s’en souvient, c’était sur BFM TV, lorsqu’il attribua à Alexandre Benalla des compétences de bagagiste jusqu’alors ignorées de tout le monde, y compris par l’intéressé.
Un texte écrit à l’Élysée ?
 Ce n’est pas impossible, au nom de la verticalité du pouvoir. Donc, pour éviter la bourde, quoi de mieux qu’un texte tout prêt, caractères en taille 14, points importants en gras. 
Stabilo en bandoulière, le week-end a dû être laborieux autour de la piscine. Et, du coup, l’audition aussi.
Que retenir de cette audition faite à la fraîche et qui avait pour but d’essayer de comprendre à quel titre Vincent Crase, salarié de La République en marche, a accompagné son petit camarade Benalla dans cette sympathique expédition de la rue Contrescarpe, le 1er mai dernier ? 
Et il faut bien avouer qu’on ne comprend toujours pas. Christophe Castaner nous dit que son employé Vincent Crase était en congé ce jour-là. 

Le 1er mai, certains vont au muguet ; d’autres, plus rares, sortent leurs banderoles ; d’autres, encore, leur petite tenue noire de Black Blocs. 
Vincent Crase, lui, sans mettre son uniforme, il va jouer au gendarme – ou au policier, on ne sait pas très bien – dans Paris. Car, nous explique M. Castaner, dans son développement filandreux et sinueux, Vincent Crase est gendarme réserviste. Affecté à l’Élysée.
On a quand même la très désagréable impression, dans cette ténébreuse affaire, d’un bizarre mélange des genres à tous les étages. À l’étage noble, un Christophe Castaner, secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement et, en même temps, chef du parti majoritaire. 
À l’étage des basses œuvres, un Vincent Crase, salarié de La République en marche et, en même temps, gendarme réserviste au palais de l’Élysée, fricotant avec Benalla qui faisait le room service entre les différents étages. 
Serait-ce donc la marque de fabrique de ce nouveau monde voulu par Emmanuel Macron et ses marcheurs ? 
Le mélange des genres, c’est moderne, c’est open space, c’est global. C’est à l’image du monde sans frontières qu’on appelle de ses vœux. 
Notez qu’avec le mélange des genres, on ne sait plus qui fait quoi. C’est formidable car, tout en prônant la transparence, on installe la plus grande opacité. C’est fort.

Que retenir d’autre de cette audition ? 
Grosso modo : c’est pas moi, j’étais pas au courant, c’est pas ma faute.
 Un classique du genre qui ne nous surprend pas et faisait dire, mardi matin, à juste titre, il faut bien le reconnaître, au journaliste Christophe Barbier que les politiques veulent bien le pouvoir mais pas les responsabilités ! 
Donc, Christophe Castaner a réussi son examen de lecture. Mention passable, certes, mais on lui demandait de surtout ne pas briller en ce mardi. Il va pouvoir rejoindre sa piscine des Alpes de Haute-Provence avec le sentiment du devoir accompli.
Acta fabula est, donc ? Puisque le Parlement est en congé cette semaine. Pas certain. 
Dans cette affaire Benalla-Macron, les oppositions tiennent en effet un filon qui est sans doute loin d’être épuisé.

Source : Bld Voltaire

lundi 30 juillet 2018

BENALLA : << CE QUE J AI FAIT POUR MACRON>>>

....................................Et qu’il continue à faire !



En voyant la une du JDD, j’ai d’abord cru à un gag, un détournement parodique comme il en fleurit des milliers sur les réseaux sociaux depuis le début de cette affaire. 
Était-ce encore un coup du Gorafi ou de Nordpresse ?
« Ce que j’ai fait pour Macron »…
Eh bien, non, il s’agissait bien du vrai JDD, du vrai Benalla et d’une vraie confession-justification (la troisième en trois jours !) listant ses mérites, minimisant gentiment ses dérapages et montrant du doigt tous les méchants qui en voudraient au « jeune rebeu » qu’il est et, bien sûr, au Président. 
Car, derrière cette affaire, évidemment, il y a un complot contre eux…
Si nous voulions prolonger la pensée de M. Benalla, nous serions tentés de titrer : « Ce que j’ai fait et que je continue à faire à merveille ! » 
Car que nous dit-il d’Emmanuel Macron et de lui, après son interview au Monde et son 20 heures de samedi soir ? 
Que Macron est « un homme qui donne envie d’y aller pour lui », de se défoncer, quoi. 
Que lui-même est quelqu’un de policé, façon « gendre idéal », comme on l’a souvent dit sur les réseaux sociaux, et absolument pas l’homme brutal dans certaines situations et arrogant dans d’autres. Simplement « impulsif, mais pas violent ».
Alexandre Benalla est extraordinaire : il a réussi l’exploit, après s’être hissé au plus près du Président, et avoir lourdement dérapé, le plongeant dans une tempête qu’il n’avait pas prévue, à se rendre de nouveau utile, voire indispensable dans le verre d’eau. 
Car, en fait, ce gentil garçon fasciné par Macron et qui s’est dévoué pour lui sans compter reprend, devant la France entière, le rôle qu’il jouait avant. 
Il ne fait rien d’autre que continuer son service. 
Est-il bien au courant qu’il a été licencié ? Ou a-t-il été déplacé à un autre poste à l’Élysée – je ne sais pas, au service communication ? On n’a pas très bien compris.

Un analyste de la prestation de M. Benalla sur TF1, Arnaud Benedetti, indiquait que le pouvoir cherchait à accréditer un « récit des faits alternatif » : Macron est formidable, Benalla est un gentil garçon et des méchants leur en veulent à tous deux
.
Et ledit pouvoir n’a pas trouvé mieux, pour dérouler ce nouveau storytelling, qu’Alexandre Benalla lui-même. Stupéfiant : il fallait oser. Ils ont osé ! Reconnaissons qu’Alexandre Benalla est quand même nettement meilleur que Gérard Collomb ou Christophe Castaner, ou même Yaël Braun-Pivet, qui refusait de le convoquer devant la commission d’enquête de l’Assemblée. 
Car figurez-vous qu’Alexandre Benalla, lui, souhaite être auditionné !
« Je dois me reposer, réfléchir. 
Mais oui, j’ai plutôt envie d’y aller. Ils veulent des explications, j’ai de quoi leur en donner. »
On attend avec impatience la prestation de serment. LCP va exploser ses audiences !
Bon, il a quand même précisé qu’il devait en parler avec son avocat avant. Peut-être que les auteurs du nouveau récit vont aussi freiner ses ardeurs. 
Il ne faudrait quand même pas qu’oubliant qu’il n’a plus droit au badge, il fasse un nouveau dérapage, entre la buvette, la salle des quatre colonnes, la salle d’audition, l’hémicycle et la salle de gym – son « caprice »…
Marlène Schiappa souhaitait « passer rapidement à autre chose » que cette affaire Benalla. 
Mais il paraît que, pendant ses différentes prestations médiatiques, le portable de l’intéressé se remplissait de textos émanant de ministres qui le félicitaient pour son talent ! Comme un collègue. 

Le même JDD nous apprend que Jamel Debbouze a refusé un poste de secrétaire d’État. 

Quelque chose me dit qu’Alexandre Benalla, lui, ne refuserait pas : quand on l’appelle, pour une petite virée pour le 1er mai, ou pour lui proposer une vidéo, ou pour tout autre service, il répond toujours présent. 
Il est comme ça, Alexandre, un garçon vraiment « serviable ». Et quand c’est Emmanuel Macron qui demande … 
Alors, on le continue, ce storytelling ? 
Je suis certain que M. Benalla a encore plein de ressources.
Décidément, ce M. Benalla est formidable : il continue de servir son maître mais, cette fois-ci, gratuitement et, bien sûr, sans que personne ne lui ait rien demandé ! 

Emmanuel Macron peut être fier de lui : un tel dévouement après un tel pataquès, c’est du jamais-vu.

Source : Bld Voltaire

dimanche 29 juillet 2018

.PRESSE

Dans le petit monde enchanté des Macron : Mimi Marchand !



Après le « fougueux » Alexandre Benalla, voilà à présent qu’on parle de « la sulfureuse Mimi Marchand ». 
L’information ne sort pas tout droit d’un vulgaire magazine à sensation mais du très respectable Valeurs actuelles. 
Pas d’affaire d’Etat, on vous rassure.

EXPLICATION
Petit retour en arrière : août 2017, le tout nouveau couple présidentiel est en villégiature à Marseille.
D’un côté, à l’affût pour les prendre en photo, Thibault D.. 
De l’autre, en alerte pour contrer toute tentative de clichés, Alexandre Benalla, qui lui ordonne de déguerpir. 
Le journaliste reporter-photographe, arguant de sa qualification à informer, refuse. 
Le cerbère, sans aucune habilitation à le faire, s’énerve et – pourquoi se gêner ?- menace de le « placer en garde à vue ». Les choses s’enveniment et celui dont les comportements défraient à présent la chronique, selon Thibault D., appelle le préfet et lui interdit de téléphoner sous prétexte… qu’il est déjà en garde à vue. 
En effet, le « paparazzi » restera sept heures au commissariat, une plainte pour « harcèlement et tentative d’atteinte à la vie privée » ayant été déposée par le Président. 

Qui finira par renoncer à des poursuites… « alors que sa procédure a fait l’objet d’un classement sans suite le 11 septembre 2017, en l’absence de toute infraction constatée ».


Quel rapport avec Michèle Marchand, dite Mimi ?
C’est qu’elle est la seule, parmi les trois principales agences spécialisées dans le « beautiful people », par le truchement de la sienne, Bestimage, à avoir la mainmise sur la gestion des photos du couple présidentiel. Alors, Benalla multi-tâches veillait au grain.
Mimi Marchand : Le Monde, en 2014, brossait de la désormais septuagénaire un portrait édifiant. 
« Elle parle comme un scénario de Michel Audiard avec une voix éraillée, une gouaille de mec des bas-fonds » ; une adepte « des formules désopilantes, “Je m’en bats les c…” étant la plus banale ». 
Passée de « reine des paparazzis à l’amie de Brigitte Macron » (elle le dit elle-même en avril 2018), c’est depuis 2016, par l’entremise de Xavier Niel, patron du Monde, qu’elle se retrouve une proche parmi les proches du couple Macron.
Une reine, donc. Une ex-reine de la nuit, aussi, « la Mata Hari des paparazzis » aux mille vies. 
Ex-gérante de boîtes de nuit comme Les Mémories, réservées aux lesbiennes, copine avec l’ex-patronne de la PJ qu’elle a connue à la mondaine, forte d’un « réseau exceptionnel et varié, fait de show-biz et de politique, de grands bandits et de grands flics, de concierge d’hôtels, de garçons de bar et de filles diverses », lit-on dans Le Monde, son parcours ressemble à celui de la fameuse Régine Choukroun, dont elle est l’amie. Aussi, à cinquante ans, le temps étant venu de se recycler, dotée d’un épais et fleuri carnet d’adresses, rien de plus logique que de se lancer dans la presse people. « Très futée et très redoutable », copine des flics comme des voyous, elle n’a pas son pareil pour mener ses affaires. La rémunération de ses indics ? En espèces fort sonnantes et trébuchantes, ce qui lui vaudra d’être convoquée par le pôle financier…
Cette dame, anciennement mariée à un braqueur et, depuis 2015, à un commandant de police à la retraite gérant de Chouet’press, raison sociale de Bestimage, aurait donc eu, pour lui donner l’exclusivité de leurs photos, tout pour plaire au Président et à Madame ? Elle, en tout cas, ne tarit pas d’éloges : « Brigitte est formidable. Lui aussi est incroyable. Ce sont des gens tellement intègres et vrais. » Qui a parlé de « copinage malsain » ?

Source : Bld Voltaire

mercredi 25 juillet 2018

COUP DE THEATRE

Macron assume et provoque !


Dans la chronologie de cette affaire Benalla-Macron, la date du mardi 24 juillet 2018 marquera un tournant. 
Ce soir, le Président de la République, dont tous les observateurs, y compris sur Boulevard Voltaire, dénonçaient le silence et vers qui convergeaient, au fur et à mesure des auditions devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, tous les regards, est sorti de son mutisme de façon stupéfiante.
Cela se passait à la Maison de l’Amérique latine, à Paris, où les députés de La République en marche fêtaient la fin de la session parlementaire… 
Quelle session et quelle fin ! 
Avec cette commission d’enquête obtenue de haute lutte en fin de semaine dernière, contre cette même République en marche, par tous les groupes d’opposition. 
Le Président de la République a donc choisi de réserver cette parole que tous les Français attendent à ses seuls fidèles.
Pour garder une image de l’événement, il vous faudra donc consulter le compte Twitter d’Aurore Bergé, puisque le Président est entré par une porte dérobée, loin des journalistes : la photo montre un Président combatif, à un pupitre blanc entre les robes rouges de Mmes Bergé et Belloubet et la robe bleue de Marlène Schiappa, flanqué des principaux barons de la macronie. 
La macronie en danger.
Le format et le contenu de l’intervention fleuraient bon son Bonaparte au pont d’Arcole, surgissant où on ne l’attend pas pour entraîner une troupe en déroute :
« Ce qui s’est passé le 1er mai est grave, sérieux. 
Et ça a été pour moi une déception, une trahison. […] 
S’ils cherchent un responsable, le seul responsable, c’est moi et moi seul. C’est moi qui ai fait confiance à Alexandre Benalla. C’est moi qui ai confirmé la sanction. 
Ça n’est pas la république des fusibles, la république de la haine. […] S’ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu’ils viennent le chercher. 
Je réponds au peuple français. »

On peut saluer le panache du coup du 24 juillet, et il paraît que certains députés de la majorité qui ne respiraient plus depuis une semaine en ont été réanimés. 
Le Président se donne le beau rôle de la confiance trahie et s’avance en « seul responsable » devant « le peuple français ».
Mais une fois la poudre du pont d’Arcole dissipée, les questions demeurent, nombreuses, sur le passé de l’affaire et ses suites.
Sur l’avant 24 juillet, si Emmanuel Macron s’est senti « trahi » par les actes de M. Benalla du 1er mai, on a du mal à comprendre l’adéquation de la « sanction » à une telle « trahison ». 
Sans compter le nouvel essor que prenait la carrière du sbire depuis le mois de juillet et son omniprésence autour de lui jusqu’aux révélations de la presse du 18 juillet. M. Benalla avait encore de façon très manifeste la confiance du Président jusqu’à ce que l’explosion de l’affaire le pousse à le licencier, il y a seulement une semaine. 
Le coup de la trahison ne marche pas.
Mais, pour la suite de l’affaire non plus, l’intervention bravache d’Emmanuel Macron ne règle rien. 
Pire : par son « j’assume tout », le Président fait mentir quantité de ses proches : son propre directeur de cabinet qui, cet après-midi même, affirmait avoir été l’auteur de la sanction et ne pas en avoir parlé avec le Président. 
Mais il fait aussi mentir le Premier Ministre qui, cet après-midi aussi, déclarait à l’Assemblée qu’il s’agissait d’une « dérive individuelle » et « non d’une affaire d’État » .
Quand un Président de la République reconnaît qu’il est à l’origine de toute cette affaire, qui a entraîné un tel désordre dans la police, dans l’administration, qui a interrompu le cours normal des travaux du Parlement et donné lieu à la constitution d’une commission d’enquête, il s’agit bien d’une affaire d’État. Et cette fois-ci, il n’y a plus de doute : d’une affaire Macron. 

Le principal intéressé vient de le reconnaître lui-même.

Source : Bld Voltaire